Former les expatriés de demain

Comenius, Erasmus, Leonardo da Vinci, autant de programmes européens mis en place pour faciliter la mobilité entre nos pays. Au delà de ces programmes mis en place, pour la France par l’Agence Europe-Education-Formation-France. Ces programmes sont toujours cités lorsque l’on évoque la formation des expatriés de demain, mais existe-t-il d’autres vecteurs à l’expatriation de demain ?

Au niveau lycéen, nous avons interviewé le proviseur d’un lycée de 770 élèves en région :

« Outre un laboratoire de langues (18 postes), notre lycée accueille 4 assistants linguistiques ce qui représente un « ratio » confortable pour un lycée comme le notre »

Les lycéens ont également accès à divers voyages linguistiques et/ou culturels, organisés dans le cadre ou non d’échanges liés au jumelage de la ville, à destination de l’Italie, l’Allemagne, la Grande-Bretagne et l’Espagne.

Parmi les autres opportunités d’échange, notre lycée propose un séjour de 3 jours à Bruxelles à la découverte des institutions européennes, Un programme d’accueil aux USA (1 semaine) et des séjours en Grande Bretagne.

Force est de constater que les « pistes » permettant d’élargir l’horizon du lycéen aux enjeux internationaux sont aujourd’hui multiples. Elles requièrent toutefois un corps enseignant totalement impliqué, qui mette en oeuvre ses capacités d’initiative, de détermination (recherche de financements, etc …) ainsi que la disponibilité nécessaire à la réalisation de ces projets.

L’Université Paris Sorbonne propose aux étudiants une session de préparation à l’expatriation répartie sur 3 journées et s’articulant comme suit :

  • « Travailler ailleurs en connaissance de cause » (1 journée)
  • « Communiquer efficacement à l’international » (1/2 journée)
  • « Animer une équipe pluriculturelle » (1 journée)
  • « Le choix du départ à l’étranger me convient-il et quelles sont mes attentes ? » (1/2 journée)

« Une expérience à l’étranger fait partie intégrante du diplôme. » Le ton est donné par  Madame Richez spécialiste internationale du « Student Career Center » de l’EDHEC à Lille : nos élèves doivent faire un stage à l’étranger de 6 mois dans leur cursus. »

Madame Richez utilise également des Career coaches qui sont des prestataires extérieurs le plus souvent issus des métiers de finances internationales. « Nous avons également mis en place un site internet spécialement dédié à l’assistance aux jeunes partant en stage à l’étranger » : ce site va entre autre apporter une aide à la rédaction du CV, de lettres de motivation

  • Elearning avec Webcam : cet outil permet aux élèves de s’entraîner à passer des entretiens d’embauche et ce en plusieurs langues dont bien évidemment l’anglais, l’allemand et l’espagnol mais aussi le russe, le portugais et l’italien.
  • Le Student Career center dispose également d’une équipe de marketing international qui édite des brochures pour présenter l’école et ses étudiants à l’intention d’entreprises Françaises et étrangères. Les étudiants bénéficient de session en « one to one » avec des spécialistes afin de pouvoir promouvoir leur école et leurs capacités propres.

Dans la plupart des pays, un ancien diplômé de l’EDHEC devient « Ambassadeur », de l’école dans le pays ou il travaille. Bénévolement, il coordonne les actions de l’école et met en contact les élèves et les sociétés. Il fait la promotion de l’école et de ses étudiants.

L’ « International Track », filière chère à l’EDHEC : 70 étudiants, triés sur le volet, dont tous les cours sont en anglais font trois échanges universitaires sur 3 continents !« Nous mettons tout en œuvre pour inciter nos élèves à s’orienter vers des carrières internationales » nous dit Mme Richez, « les élèves viennent chez nous pour cela. Pour 30 à 40 % des élèves, la première expérience professionnelle après le diplôme se fera hors de nos frontières ! ».

D’autres écoles comme l’ESSEC dédient une page de leur site internet à la question de l’internationalisation de la population étudiante.

« My international attitude » explique que chaque étudiant français va être mis en relation avec un ou plusieurs étudiant(s) étranger(s) pour leur permettre de se rencontrer, discuter, et travailler ensemble, et ainsi appréhender les différences culturelles qui les différencient à priori.

Il existe d’autres opportunités pour un étudiant français d’acquérir une ouverture internationale : stage en entreprise à l’étranger, échange universitaire, « field trip », mission humanitaire ou de conseil auprès d’une société à l’étranger.

Assez clairement, si l’enseignement secondaire reste à la traîne avec peu d’outils et pas toujours suffisamment de volonté pour aller de l’avant vers les échanges internationaux, le monde universitaire et des grandes écoles à pris ce virage là en se dotant d’outils et de réseaux performants pour permettre aux jeunes d’aller vers des carrières à l’international.

Brigitte SENECAL LEVASSEUR

Dom SAUVE

Consultante International / Expatriés – VERSPIEREN BENEFITS

(Source : comité éditorial Verspieren benefits, Experts de la protection sociale à l’étranger)