Edito : Juin 2009

Chers lecteurs,

Une crise économique planétaire : et l’on découvre peut être les bienfaits de la flexibilité du travail.

Aujourd’hui, personne, même les plus pessimistes n’imaginent retrouver la situation de la « grande dépression ». A l’époque l’économie américaine s’était contractée de moitié et ¼ de la population en âge de travailler avait perdu son emploi.

Pourtant aujourd’hui, la concurrence mondiale décélère à son rythme le plus rapide depuis 80 ans et le chômage de masse pourrait bien devenir une réalité.

Depuis le début de la crise en décembre 2007, le très flexible marché du travail US a déjà perdu 4,4 millions d’emplois.

Au Royaume-Uni le chômage de masse représente une vraie menace.

Au Japon, la production plonge plus rapidement que dans les autres pays riches, même si le taux de chômage reste faible. L’accélération des licenciements parmi les millions de travailleurs temporaires (2/3 de la population active) met à mal le concept de société égalitaire.

En Europe, le chômage augmente et le pire est peut être à venir, vu la vitesse à laquelle se contractent les économies européennes.

Dans les pays en développement, le schéma est différent mais l’issue peut être plus dramatique et avec la contraction du commerce mondial, des millions de travailleurs seront éjectés au bas de l’échelle de la production planétaire.

La banque mondiale prévoit qu’en 2009, 53 millions de personnes passeront sous le seuil de l’extrême pauvreté. Que devrons nous faire et plus particulièrement nos gouvernements ? Les emplois hier pléthoriques, du maçon espagnol au trader de Wall Street ne seront pas tous renouvelés.

Il faudra donc retrouver un marché du travail « ouvert et certainement plus flexible ». Nous allons découvrir une nouvelle politique qui passera de « soutien à la demande » à une politique de « flexibilité du marché de l’emploi ». Les différentes organisations du travail ne pourront plus défendre leurs prés carré devenus obsolètes.

Cette démarche requiert une certaine agilité politique, mais ce sera la condition pour ne pas étouffer la nouvelle croissance et permettre au plus grand nombre de subvenir à ses besoins.

Cette nouvelle solidarité planétaire devrait ébranler fortement la seule notion de profit non partagé.

 

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Alain FAIGNOT

Directeur Mobilité Internationale – VERSPIEREN BENEFITS