Edito : Juillet 2008

Chers lecteurs,

En Asie, faire des statistiques sur le nombre réel d’expatriés n’est plus une science exacte !

Je vous fais part de ces réflexions alors que je participe à Shanghai au lancement des nouveaux contrats de protection sociale pour les occidentaux qui se font recruter localement par des entreprises multinationales.

Car une chose est sûre, le nombre d’expatriés travaillant en Asie est en chute.

Mais, c’est peut être plus un problème de sémantique ? En particulier pour la Chine et Hong Kong, 10 ans après le retour de Hong Kong vers la Chine continentale et l’ouverture de celle-ci au monde occidental, la traditionnelle conception de l’expat : « un blanc » généralement de sexe masculin, cadre responsable envoyé dans cette région pour 4 ou 5 ans est devenu redondant.

Les différents consulats britanniques, canadiens, australiens, néo-zélandais, américains, italiens, allemands ou français constatent qu’entre 2001 et 2006, le nombre décroissant de leurs ressortissants inscrits dans les différents consulats est au total d’environ de 25 000.

Même ce chiffre est approximatif, il est la preuve que les entreprises recrutent de plus en plus localement d’expertises, soit des expatriés qui ne veulent pas renter dans leur pays d’origine, à la fin d’une période d’expatriation, mais aussi phénomène beaucoup plus intéressant des ressortissants appartenant aux ethnies locales, qui rentrent vers leur pays d’origine, alors qu’ils s’étaient eux mêmes ou leurs parents expatriés vers certains pays occidentaux.

Certains avaient acquis la nationalité de leurs pays d’expatriation, qu’ils gardent en retournant en Chine.

Ce sont des phénomènes qui faussent les additions et font douter du nombre réel d’expatriés.

Ce mouvement va obliger les autorités locales à prendre des mesures sociales en particulier en matière de prévoyance et de couverture santé et accompagner les mesures mises en place par des organisations privées.

Il va falloir gérer ces nouvelles compétences stratégiques, mais exigeantes. Dans tous les domaines de la vie domestique de ces élites que les états (la Chine et Hong Kong) ne souhaitent plus voir repartir.

A ce jour, les chiffres avancés pour les retours au pays sont impressionnants :

  • Canadiens :             190 000
  • Américains :            80 000
  • Australiens :            45 000
  • Français :               12 200
  • Italiens :                8 700
  • Allemands :             3 500
  • Neo Zélandais :        4 800
  • Afrique du Sud :       1 900

Alain FAIGNOT

Directeur Mobilité Internationale – VERSPIEREN BENEFITS