Le Brexit et ses conséquences sur les expatriés au Royaume-Uni

Au mois de Juin dernier, le Royaume-Uni a décidé de quitter l’UE. Mais quelles sont les conséquences à venir pour les expatriés de l’Union Européenne vivant en Grande-Bretagne, qu’ils soient salariés ou étudiants ? Nous faisons le point.


Les conséquences pour les salariés

Le Royaume-Uni même quand il faisait parti de l’UE n’appartenait pas à l’espace Schengen. Il fallait donc pour travailler en Grande-Bretagne, les citoyens européens, travailleurs expatriés inclus, présenter un document d’identité. Mais avec le Brexit, autorisations, permis et visas pourraient redevenir nécessaires.

En fait, les conditions de travail pour les travailleurs expatriés dépendront des nouveaux accords que le Royaume-Uni signera avec l’Union européenne et avec chaque pays européen. Or le pays pourrait s’aligner sur les conditions de résidence des pays hors UE : pour habiter plus de six mois au Royaume-Uni, il faudra faire la demande d’obtention d’une carte de résidence, qui a une validité de cinq ans et à l’issue de laquelle on peut demander une carte de résident permanent.

Les conséquences pour les étudiants

Pour les étudiants, il n’y aura pas de changement pour la rentrée 2016. Mais ce ne sera pas le cas pour les rentrées suivantes. Pour commencer, il s’agira de négocier de nouveaux accords concernant les bourses de mobilité des étudiants (qui s’élèvent à 400 euros par mois), aide financière importante aux expatriés, puisque ceux de l’Union ne s’appliqueront plus. D’après l’Etudiant, Londres pourrait néanmoins appliquer “un statut spécial”, comme c’est le cas avec la Norvège et la Suisse, deux pays non-membres.

Ce n’est pas encore certain, mais les étudiants français devront peut-être décrocher un visa pour étudier au Royaume-Uni. Par ailleurs, les frais de scolarité anglais devraient s’appliquer, et non plus ceux de l’Union européenne. Or les tarifs pratiqués par les universités britanniques sont onéreux : en 2015, le Royaume-Uni est arrivé en tête des pays où les frais de scolarité moyens sont les plus élevés dans les universités publiques.

Pour les études en elles-mêmes, il pourrait aussi avoir des conséquences. En effet, le Royaume-Uni pourrait remettre en cause la validité des ECTS, le système de points qui facilite la lecture de compétences entre les pays de l’Union et de l’Association européenne de libre-échange (l’AELE : Islande, Lichtenstein, Norvège, Suisse). De ce fait, la reconnaissance automatique des diplômes, effective dans l’Europe des 28, pourrait ne plus s’appliquer.

Que ce soit pour les salariés et les étudiants, la sortie de l’UE du Royaume-Uni aura des conséquences. Mais difficile à l’heure actuelle d’être affirmatif sur la nature de ces conséquences. Cela dépendra fortement des accords de la Grande-Bretagne avec les pays de l’UE et les autres pays européens. Mais de toute façon la sortie effective du Rouyaume-Uni de l’UE pourrait prendre plusieurs années.

Source : www.konbini.com

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