Le chiffre clé : Les salaires annuels bruts plus élevés de 10 à 12% à l’étranger

Les salariés français ont souvent tendance à privilégier l’expatriation pour trouver un travail. En effet, les salaires proposés à l’international sont bien plus élevés que ceux proposés en France. David Goulet, responsable de la division internationale du cabinet de recrutement Hays, atteste que « les salaires annuels bruts sont plus élevés de 10 à 12 % à l’étranger qu’en métropole, avec en plus de nombreux avantages et primes« . Jacques-Olivier Meyer, le fondateur d’Intelfi, un cabinet d’optimisation des rémunérations pour les cadres internationaux, explique que « l’expatriation attire, car elle permet de trouver à l’étranger des conditions économiques meilleures« . Sonia Mathieu, 25 ans, une formatrice en ressources humaines, actuellement expatriée au Canada, confirme la différence de standing : « Avec 50 000 dollars canadiens de salaire brut annuel (environ 40 000 euros), j’ai un niveau de vie plus élevé qu’en France. Pour un loyer de 700 euros par mois, un couple avec deux enfants peut se loger au centre de Québec, alors que pour ce prix-là, à Paris… »
Ces tendances sont confirmées par l’enquête effectuée récemment par la CGE (Conférence des Grandes Ecoles) auprès des jeunes diplômés. En 2013, 42 546 jeunes diplômés des Grandes Ecoles françaises ont été interrogés pour connaître leur insertion sur le marché du travail. Et les jeunes diplômés qui ont choisit l’expatriation ont des rémunérations annuelles moyennes brutes bien plus élevées. Un jeune diplômé qui travaille en Ile-de-France gagne en moyenne par an sans les primes un salaire brut de 34 485 euros, ce salaire brut annuel moyen est de 30 916 euros pour les jeunes diplômés qui travaillent en province, alors qu’un jeune diplômé qui travaille à l’étranger gagne en moyenne par an sans les primes un salaire de 40 307 euros.

Comité de rédaction Verspieren Benefits