Paroles d’expatriés : Un expatrié ne retrouve pas son emploi en rentrant en France

Une affaire judiciaire  nous montre les difficultés du rapatriement quand on revient de l’étranger.

M. X a  été engagé le 1er  janvier 2008 en  tant  que  Directeur Général Adjoint  et  a  été  détaché  le  jour  même, au  Sénégal en  tant  que  Directeur  Général  Adjoint.

M. X  a  reçu  une  lettre  datée  du 28  juillet  2008  pour  l’avertir  de  son  licenciement,  et  il  a  été  effectivement  licencié le 3  octobre 2008. M. X a  donc  saisi  la  justice  estimant que  la  société  n’a  pas  remplie  son  obligation  de  rapatriement ni de  reclassement.

La  Cour  de  Cassation  estime  dans  son  arrêt  du  9  janvier  2013,  que  si  un  salarié  est  détaché par  son  employeur  auprès  d’une filiale  et  que  ce  salarié est  licencié  par  la  filiale, l’employeur  doit  lui  procurer   un  emploi  en  adéquation  avec ces  précédentes  fonctions,  à  condition  que  l’employé ait  déjà  travaillé  dans  la  société  mère. Nous  sommes  donc dans  le  cas  présent  car  M. X  a  été  engagé  au  sein  de  cette  société le 17  janvier 2005.  De  plus  la  société  doit  assurer  ces  frais  de  rapatriement  (déménagement…). La  société  n’a  pas  donc remplit ces  obligations.

De  ce  fait,  la  cour de Cassation  a condamné  la  société à  verser 2500  euros à  M. X. Cette  affaire  montre  bien  que pour  les  expatriés, les  difficultés  de  retour, que  ce  soit  d’un  point  de  vue  moral  (le  « blues »  du  retour  au  pays)  ou  au  niveau  professionnel  avec  le  fait  de  pouvoir  retrouver un  emploi, n’est pas aussi simple que cela !

Comité de rédaction Verspieren Benefits

Source :  Juricaf.org