Edito d’Alain Faignot

En 2012, devons-nous modifier nos comportements ? Telle est la question que nous nous posons pour ce qui nous intéresse ou nous concerne : la protection sociale et les droits sociaux des personnels en mobilité. La commission européenne s’apprête dans les prochaines semaines à adopter une proposition de directive devant garantir une meilleure application des principes de détachement des travailleurs et l’adoption d’un règlement devant clarifier l’exercice des droits sociaux fondamentaux dans le cadre des libertés économiques (directive 96/71). Cette démarche est engagée à la suite de nombreux abus et en particulier du non- respect des règles fondamentales de réciprocité des états de l’union.

Les entreprises occidentales aujourd’hui souhaitent réduire les effets négatifs des comportements personnels de certains salariés en lissant le plus possible les disparités entre les couvertures sociales des personnels locaux de ceux détachés ou expatriés. Les mesures prises sont l’encadrement des prestations, l’adhésion à des réseaux de soins hospitaliers, des réseaux de prestataires médicaux incluant la pharmacie, le dentaire et l’optique. L’expatriation d’un collaborateur ne doit plus être une politique sociale inflationniste et discriminante.

Les entreprises occidentales, à la recherche de marché porteur s’implantent, aujourd’hui, dans des pays dits émergents. Fortes de leurs expériences en matière sociale, dans les pays occidentaux, elles s’imposent des règles prudentielles qui les incitent à développer des solutions durables mais à contrôler leurs personnels locaux en matière de protection sociale. Des plans pensés, adaptés avec le concours des experts que nous sommes, ont vu le jour, en particulier en Chine et dans des pays d’Asie du Sud Est.

2012 marquera peut-être le début d’une certaine sagesse, accompagnée de rigueur et de bon sens. Détourner les règles communautaires sociales et politiques sont des principes à court terme. Certains acteurs du marché seront encore tentés de mener une politique de développement basée sur l’intimidation et la corruption, mais je crois que leurs clients seront de moins en moins nombreux.

Nous serons toujours présents pour mettre en place des solutions fiables, pérennes, réalistes qui protègent les intéressés de l’entreprise, tout en préservant des acquis fondamentaux de leurs salariés.

Sans être moraliste, aujourd’hui la solidarité s’impose afin de pouvoir faire évoluer d’une façon juste des acquis durement négociés.

Rédaction Alain Faignot comité Verspieren Benefits